dimanche 29 novembre 2015

La fractale des raviolis - Pierre Raufast

Lu aux éditions Gallimard - Folio 240 pages

Il est temps de vous débriefer de ma lecture reçue dans la Kube Box il y a deux mois. Un roman de Pierre Raufast que je ne connaissais absolument pas avant cela et une 4ème de couverture alléchante !


4ème de couverture
« Je suis désolée, ma chérie, je l’ai sautée par inadvertance. »
Je comprends que l’on puisse sauter une femme par dépit, par vengeance, par pitié, par compassion, par curiosité, par habitude, par intérêt, par gourmandise, et même parfois par amour. Par inadvertance, ça non. »

« J'optais pour une combinaison de nourriture et de football. Revenir aux fondamentaux qui gouvernent nos hommes est toujours la solution la plus simple et la plus efficace. »



Je ne vous cache pas mon impatience de lire ce roman, j’avais déjà louché (et je louche très mal !) plusieurs fois dessus en librairie. Alors lorsque quand j’ai ouvert ma Kube et découvert que c’était La fractale des raviolis,  j’étais RAVIE !


On sait (ou pas, je vous le souhaite en tout cas) à quel point la rage peut nous envahir lorsqu’on apprend que notre cher et tendre nous a trompé (bon soyez lucide après cela il devient plutôt le MAA, comprenait Mec A Abattre … :p) . Alors quand on s’aperçoit que cette femme a décidé de tuer son mari à coup de raviolis empoisonnés à la digitaline,  on se dit, satisfaite, que c’est une bonne vengeance (rassurez-vous je ne suis pas une psychopathe et je n’ai jamais tué aucun homme … pour le moment :p).

Mais voilà ce n’est que le début de l’histoire, car plusieurs histoires sont interconnectées. Pour faire simple, une fractale est une forme, ici une histoire, irrégulière et fragmentée mais dans un ensemble cohérent, vous suivez ? :p En gros le principe des poupées russes qui s’imbriquent ou plus fun, la vache qui rit qui porte des boucles d’oreilles, boucles sur lesquelles il y a une vache qui rit qui porte, devinez ? Dans le mille … des boucles d’oreilles ! et ainsi de suite. Ces successions d’histoires, toutes plus loufoques les unes que les autres, nous emmènent en balade à travers le temps pour nous tenir en haleine jusqu’au bout.


« J’aurai voulu le tuer. C’est le cas de le dire. Pour une fois que ce connard mettait le pied dans ma cuisine, c’était pour gâcher mon plan diabolique. Les salauds ont la vie dure. »


Le personnage de la femme trompée donne à l’auteur un prétexte pour nous conter l’histoire des vierges que l’on ne pouvait pas photographier, du syndrôme de Sheridan, nous présenter à un arnaqueur de veuves, un garçon exterminateur de rats-taupes … pour en revenir à un dénouement final dans  lequel on explose de rire !

« Les hommes, pourtant si décevants, avaient raison de rechercher la beauté dans les arts: un refuge contre la médiocrité.»

Pierre Raufast a beaucoup d’imagination et il a aisément réussi à me transporter avec lui dans ses histoires d’apparences sans queue ni tête. Néanmoins, et contrairement aux commentaires et avis que j’ai pu lire avant de le démarrer, je ne l’ai pas trouvé si drôle que cela (sauf à la fin). Peut-être avais-je trop d’attente, peut-être aurait-il mérité d’être lu d’une traite pour suivre correctement tous les récits gigognes et ainsi en apprécier toute sa fantaisie. Malgré tout La fractale des raviolis reste une belle découverte.

© Amandine

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