Maman a tort - Michel Bussi

Paru aux éditions Presses de la Cité
512 pages

Après un premier essai non concluant avec Ne lâche pas ma main, roman lâché en cours de route, j’ai décidé d'offrir une seconde chance à Michel Bussi en me plongeant cette fois dans la lecture de Maman a tort.
Alors ça passe ou ça casse ?


**En quelques mots**
Rien n'est plus éphémère que la mémoire d'un enfant.
Quand Malone, du haut ses trois ans et demi, affirme que sa maman n'est pas sa vraie maman, même si cela semble impossible, Vasile, psychologue scolaire le croit.
Il est le seul et doit agir vite.
Le petit Malone est attachant, intriguant avec ses souvenirs flous mais si précis à la fois. Le fin psychologue Vasile va tenter de tenir éveillé ses souvenirs afin de trouver la clé de toute cette histoire et ainsi convaincre la commandante Augresse de s'y intéresser de très près. Mais celle-ci a d’autres chats à fouetter et surtout une affaire bien plus croustillante : celle d’un braquage à Deauville, d’un butin disparu et de deux hommes encore en cavale.

Ne sera-t-il pas trop tard lorsque cette dernière décidera d’accorder de l’importance aux révélations du psychologue ? Qui est Malone ? Et si les deux affaires avaient un quelconque lien ? Je n’en dirai pas plus pour laisser le suspens intact…

Soyons clair, de prime abord, je ne suis pas du tout attirée par les polars ou les thrillers. Mais… oui parce qu’il y a un mais, Michel Bussi m’a peut-être réconciliée avec ce genre ! Bravo Mich-Mich !

J’ai d’abord eu du mal à rentrer dans l’histoire, un peu longue à démarrer à mon goût. Néanmoins, je dois bien avouer que lorsque l’auteur a commencé à distiller des indices troublants, je n’ai pu lâcher ce roman.

« L’homme est un animal doué pour le mensonge »

Tantôt transporté dans un monde imaginaire par les souvenirs de Malone, tantôt pris dans la réalité, Michel Bussi nous fait voyager à travers les différents personnages aux noms fantasques (Mme Augresse, Messieurs Drangonman, Pasdeloup et Lechevalier) et  les différentes enquêtes pour apporter du peps à ce roman.
Il nous emmène dans une intrigue bien ficelée, où lorsque l’on pense avoir compris, percé le mystère, il n’en est rien. Patratra ! Mauvaise direction ! L’auteur a ce talent pour nous manipuler et semer le trouble et l'interrogation dans notre esprit.

« Tu vois Gouti, les vrais trésors ne sont pas ceux qu’on cherche toute sa vie, ils sont cachés près de nous depuis toujours. Si on les plante un jour, si on les cultive et on les arrose tous les soirs, en oubliant même pourquoi à la fin, ils fleuriront un beau matin alors qu’on ne les espérait plus. »

Au-delà de la trame policière, l’auteur nous apprend beaucoup sur la psychologie de l’enfant, sur le fonctionnement de la mémoire et la manipulation que l’on peut en faire. Cette approche plus terre à terre est toute aussi captivante que le reste du récit.   

Seuls hics ? Certains détails importants, certaines intrigues sont un peu tirés par les cheveux. Un peu trop « gros » pour paraître réaliste. Et quelques passages un peu longuets qui n’apportent pas forcément grand chose à l’histoire de fond.
Malgré tout, c’est un très bon roman que je vous invite à découvrir et qui m'a donné envie de retenter Ne lâche pas ma main.

Une lecture accompagnée de …
Pocahontas de Grand Corps Malade
Tout va bien de Zazie (écoutez les paroles qui colle juste parfaitement avec le roman)
Gibraltar de Beirut pour la fin du roman
Le tout accompagné d’un Mac Carthy Saint Estèphe de 2011


© Amandine

Commentaires

  1. J'allais le lire, ta chronique me confirme ce choix. J'espère que je vais bien l'apprécier également.

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    1. j'ai hâte de connaître ton avis alors 😊 j'espère qu'il te plaira également

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  2. J'ai dévoré tous les Michel Bussi. Et mon préféré reste les nymphéas noirs que je te conseille.

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    1. J'ai beaucoup entendu parlé des Nymphéas, en bien et je me dis que j'aurai peut être dû commencé par celui-ci plutôt que "ne lâche pas ma main". Je me le note :-)

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