Entre mes mains le bonheur se faufile - Agnès Martin-Lugand


Ayant adoré « Les gens heureux lisent et boivent du café » c’est sans appréhension que je me suis jetée sur ce second roman d’Agnès Martin-Lugand. Dévoré en seulement deux après-midi, refermé et repensant encore à cette héroïne quelques jours après l’avoir terminé. L’effet que l’auteure sait si bien nous faire…


4ème de couverture
Iris étouffe dans sa petite vie étriquée de la bourgeoisie de province. Un mariage qui se délite, un métier frustrant, elle s’échappe dans des drapés vaporeux et de sages petites robes sur mesure. La couture est son refuge, la machine suivant la cadence de son cœur apaisé. Jusqu’au jour de l’explosion, lorsque Iris découvre que ses parents lui ont volés ses aspirations de jeunesse.
Alors elle déchire le carcan et s’envole pour suivre la formation dont elle rêvait. Et, de fil en aiguille, sous l’égide autoritaire de l’élégante Marthe, Iris se confectionne une nouvelle vie, dans l’exubérance du Paris mondain.


Ce roman est une quête identitaire, un appel à croire à ses rêves et à oser, oser y penser, oser s’y pencher, oser se lancer.
L’auteure a ce don pour distiller des informations, des indices qui ne nous donnent absolument pas envie de refermer le livre tant les pages, les chapitres sont addictifs.
Il est vrai que ce n’est pas un grand roman et que certains personnages sont caricaturaux notamment le mari d’Iris mais j’ai tout de suite éprouvé de l’empathie et un attachement pour Iris. On arrive très facilement à se mettre dans sa peau, à s’imaginer être l’héroïne de ce roman. Le personnage de Marthe bien qu’un peu tiré par les cheveux, donne un souffle particulier à cette lecture et nous tient en haleine jusqu’à la dernière page.

Agnès Martin-Lugand reste fidèle à son style initial et continue sa traversée de la réussite dans ce second roman. Une lecture fluide, directe que je vous conseille si vous souhaitez vous vider la tête, durant les vacances, ou si vous avez envie de rêver.

**En écoutant et buvant**
To build a home de The Cinematic Orchestra
Thirteen Thirtyfive de Dillion
Halcyon Birds de Broken Back

Une lecture a accompagnée d’un Côte de Bergerac ou d’un rosé AOC de Bandol. 

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